Les chevaux ne doivent pas connaître la faim ni la soif prolongées. La première notion du bien-être est un accès à de l’eau potable et à une nourriture préservant leur santé et leur vigueur. 

Il faut savoir que le cheval ne doit sa survie que grâce à sa vivacité, sa grande vigilance et sa vitesse de fuite. C’est ce qui explique que c’est un animal inquiet, très nerveux, toujours sur le qui-vive et très stressé. Il doit vivre dans un environnement calme et serein.

Une bonne alimentation est essentielle pour le bien-être, les performances et l’état de santé de nos chevaux, c’est leur carburant. Le cheval a besoin d’une alimentation équilibrée et adaptée à son activité, à son âge et à sa taille. La moindre erreur alimentaire peut entraîner l’apparition de troubles du comportement et des désordres de santé entraînant des baisses de performances. 

Attention, cet article n’est pas un cours sur l’alimentation. C’est juste un petit tour d’horizon sur les bases à connaître lorsque nous sommes cavaliers. Avec l’expérience de mes parents et la mienne, j’y apporte une petite touche de ce que je fais à mes écuries pour mes chevaux.

L’EAU :

La consommation

Le cheval doit avoir un accès libre, à volonté, à de l’eau propre. L’eau représente 60% du poids du cheval, soit 300 litres pour un animal de 500 kg. Il en boit en moyenne entre 15 et 60 litres / jour en fonction de la teneur en eau de ses aliments, de son stade physiologique, de son activité et des conditions météorologiques.

⚠️ Un cheval peut-être déshydraté si ses pertes en eau ne sont pas couvertes par les apports. Elles sont augmentées les jours de fortes chaleurs, lors de longs transports, de diarrhées ou de fortes sudations dues à du stress ou des efforts en compétition. Une pierre à sel en libre service et des réhydratants où électrolytes sont apportés en complément pour combler ces pertes. Le sel donne lieu à une consommation autorégulée. La libre disposition d’un bloc de sel permet une couverture spontanée et ajustée des besoins.

⚠️ Les électrolytes ajoutés dans l’eau donne une odeur inhabituelle qui peut parfois empêcher le cheval de boire. Dans ce cas, il sera préférable de lui donner des électrolytes en seringue ou dans sa nourriture en humidifiant légèrement.

⚠️ La surconsommation d’électrolytes ou le cheval qui joue avec sa pierre à sel (c’est pourquoi il est déconseillé de la laisser dans sa mangeoire) engendrent aussi un abreuvement exagéré et une production d’urine augmentée.

L’abreuvement

L’abreuvoir automatique :

De nombreuses écuries sont équipées d’abreuvoirs automatiques dans les boxes. Ils sont soit en fonte, soit en polypropylène alimentaire, fixés entre 1,00m et 1,30m de hauteur pour les chevaux. Il en existe deux types:

  • Les abreuvoirs à niveau constants, maintenu par un système de réservoir avec un flotteur, ils sont faciles d’utilisation mais plus difficiles à nettoyer.
  • Les abreuvoirs à palette ou poussoir qui se remplissent quand le cheval pousse le tube ou la palette avec son nez. Au début, certains chevaux ont peur du bruit et de l’arrivée d’eau, il faut donc bien vérifier qu’ils boivent.

L’abreuvoir est placé dans un angle, souvent à l’opposé de la mangeoire pour éviter les dépôts d’aliments. Le fourrage peut être placé en dessous car beaucoup de chevaux mouillent leur foin.

⚠️ Un nettoyage régulier du bol est important pour éviter la pourriture des aliments déposés. Le mécanisme doit être vérifié également car un blocage peut provoquer une inondation du box ou bien stopper l’arrivée d’eau. Ils doivent être contrôlés tous les jours, pendant la réfection du box le matin par exemple, cela doit devenir un réflexe.

L’abreuvoir automatique est plus pratique, il apporte de l’eau sur demande. Il contribue à la bonne digestion et à la prévention des coliques, en même temps que de la déshydratation. L’eau est toujours propre et fraîche et cela demande moins de manutention

Le seau :

L’abreuvement au seau existe encore (système toujours très utilisé dans les courses). Il permet de contrôler les quantités consommées mais il présente des risques liés au renversement du seau ou à l’oubli du soigneur. Il doit être renouvelé souvent pour assurer une ingestion régulière et à volonté. En compétition, nous nous rendons bien compte de la manutention importante liée à l’abreuvement au seau.

💡Pour ma part, en concours , je leurs mets toujours deux seaux d’eau que je nettoie le matin en mettant le foin et le soir avant de nourrir. Je trouve ça mieux qu’un grand bac qui est très vite sale (foin, litière parfois crottins) et que je ne peux manipuler seule.

⚠️ Lorsqu’un cheval boit au seau, il faut faire très attention après un gros effort ou un parcours sous climat chaud. En effet, il ne faut pas laisser son cheval assoiffé boire son seau d’une traite. Une trop grande quantité d’eau froide entraîne une congestion de l’estomac . Il doit donc boire par petites quantités, de l’eau à température ambiante afin de prévenir les coliques d’eau.

 

Pour un cheval de concours, l’herbe ou le foin, peu énergétiques, ne suffisent pas, il faut les complémenter avec des concentrés pour obtenir une ration équilibrée répondant à ses besoins selon son stade physiologique, son état corporel et son activité physique. Il lui faut donc des glucides, des lipides, des protides, de la cellulose, des minéraux, des vitamines. Pour cela, les rations doivent être établies avec un vétérinaire ou un spécialiste en nutrition. Elles sont ensuite réajustées et adaptées en fonction de vos connaissances sur vos chevaux.

LA NOURRITURE

Même si l’herbe ou le foin constituent l’alimentation principale du cheval, étant peu énergétiques, ils ne suffisent pas. Il faut les complémenter avec des concentrés pour obtenir une ration équilibrée répondant à ses besoins selon son stade physiologique, son état corporel et son activité physique. Il lui faut donc des glucides, des lipides, des protides, de la cellulose, des minéraux, des vitamines. Pour cela, les rations doivent être établies avec un vétérinaire ou un spécialiste en nutrition. Elles sont ensuite réajustées et adaptées en fonction de vos connaissances sur vos chevaux.

Le fourrage

Le cheval est un herbivore monogastrique (il n’a qu’un seul estomac) qui, à l’état naturel passe les 3/4 de son temps à manger et utilise l’herbe pour s’alimenter, couvrir ses besoins nutritionnels et s’occuper.

Pour un cheval de sport au box, le foin, riche en fibres, calcium et protéines, est le fourrage le plus utilisé. Il constitue la BASE de l’alimentation du cheval.

La qualité

Le foin est constitué généralement de prairies naturelles. Ce fourrage doit être pressé bien sec, au moins 85% de MS (Matière Sèche) pour éviter les moisissures. Il doit être fin et souple, non poussiéreux, contenir des feuilles, avoir une couleur plutôt verte et sentir une bonne odeur d’herbe sèche, d’ou l’importance d’une bonne récolte.

Pour connaître avec précision la valeur nutritive de votre foin, il est nécessaire de réaliser une analyse chimique par un laboratoire pour chaque récolte, ce qui est très couteux et rarement effectué. Il est possible d’obtenir des valeurs assez précises grâce à l’ouvrage : « Nutrition et alimentation des chevaux » établi par l’INRA.

Le conditionnement et tarif

  • Les petites bottes d’une quinzaine de kilos sont de plus en plus rares car elles demandent beaucoup de main d’oeuvre humaine à la récolte : ramassées sur un grand plateau puis déchargées dans des greniers ou des hangars. Pour des raisons pratiques, elles sont encore très recherchées par les cavaliers car elles sont plus faciles à emmener en concours. Les organisateurs de compétitions les utilisent aussi beaucoup car ils les vendent sur place. Le foin ainsi conditionné est évidemment beaucoup plus cher : environ 200 € HT / Tonne non livrée contre 120 € HT / Tonne pour des balles rondes ou rectangulaires.
  • Les grandes écuries prennent généralement des balles rondes ou rectangulaires,  manipulées avec la fourche du tracteur. Les balles rondes sont souvent préférées aux balles rectangulaires car nous pouvons les rouler. Aux écuries, nous avons des balles rondes. La balle rectangulaire est facile à utiliser si elle est posée sur un plateau adapté.

Le stockage

Le stockage a aussi son importance pour une bonne conservation :

  • Il faut le stocker en début de séchage. ⚠️ ne pas le rentrer tant que le coeur de la botte est chaud, cela risque de provoquer des incendies.
  •  Le foin posé directement sur le sol fini par moisir et ne peut plus être distribué. Il est conseillé de le stocker sur des palettes afin d’éviter les remontées d’humidité.
  • Il se conserve bien dans un abri propre et aéré, sans humidité et sans exposition directe au soleil.
  • Le stockage doit être organisé de façon à connaitre l’ordre des dates de récoltes.

⚠️ ⚠️ ⚠️ TRÈS IMPORTANT :  Attendre au moins un mois avant de distribuer le foin après sa récolte, vous limiterez les risques de coliques.

Le rôle du foin

Ce fourrage, riche en fibres, est composé de fragments d’aliments de taille supérieure par rapport à l’aliment concentré. Les fibres restent le diluant majeur de la ration. Elles influencent la durée d’ingestion et augmentent le temps de mastication. Le temps passé à manger est allongé et le bénéfice est double :

  • le temps de salivation et le volume de salive augmentés améliorent le pH de l’estomac limitant ainsi l’apparition d’ulcères.
  • L’activité d’ingestion alimentaire réduit l’ennui, limitant l’apparition de stéréotypies (gestes répétitifs, tics)

Le foin mouillé

Posé sous le point d’eau, votre cheval pourra lui même mouiller son foin s’il le souhaite.

Vous pouvez laisser votre foin tremper 20 mn dans un bac d’eau avant de le distribuer en cas d’allergies ou de problèmes respiratoires. 20 mn étant le temps conseillé pour que le foin ne perde pas trop ses valeurs nutritionnelles. Vous pouvez le laisser toute la nuit si vous voulez mettre votre cheval au régime.

L’enrubanné

En cas d’affections respiratoires récurrentes, l’enrubanné est préférable au foin.

Un foin enrubanné est entouré de plusieurs épaisseurs de film plastique. Il est récolté un peu moins sec que le foin, en balles rondes ou rectangulaires. Il est très appétent.

Enrubanné

Nous entendons souvent qu’il ne faut pas donner que de l’enrubanné car cela peut entrainer des coliques. C’est vrai que certains chevaux à la flore intestinale fragile ne le tolèrent pas. En revanche, c’est surtout un enrubanné de mauvaise qualité qui présente des risques pour la santé de votre cheval. Des bactéries nuisibles se développent et produisent des toxines qui provoquent des troubles digestifs. C’est exactement comme tous les aliments moisis ou de mauvaises qualités. Ceci s’explique car l’enrubanné est délicat à récolter, son taux de matière sèche ne doit pas être trop bas. Trop d’humidité entraîne un fourrage trop acide, ce qui est défavorable au bon fonctionnement de l’intestin. Trop sec, il n’est pas dangereux mais il enlève tout l’intérêt de cette technique très couteuse. L’idéal étant entre 50 et 65% de Matière Sèche au stade de pressage optimal.

⚠️Un enrubanné dont le plastique est percé peut être très dangereux car il est primordial de ne pas exposer ce fourrage à l’air en dehors de sa consommation. Ne le distribuez pas s’il se dégage une odeur suspecte. Une balle ouverte doit être consommée dans les 4 à 5 jours. Bien qu’il puisse être conservé à l’extérieur, il ne doit pas être exposé en plein soleil ni aux de fortes chaleurs, cela entraîne une transpiration sous le plastique.

La distribution et quantité

La prise d’aliments est un facteur d’occupation et de tranquillisation, au bénéfice d’une meilleure régularisation du transit digestif. Il est important d’en tenir compte dans l’organisation de son rationnement.

Nous pouvons constater que de plus en plus d’écuries donnent le foin en premier le matin, cela évite le balayage des concentrés par le fourrage vers le gros intestin car il est préférable que la digestion des concentrés se fasse dans l’intestin gréle. Il peut donc être donné “idéalement” 2 heures avant la première ration de concentrés puis en milieu d’après-midi de façon à favoriser un apport régulier réparti tout au long de la journée. Cela permet d’assurer une activité d’ingestion lente et continue, l’idéal étant que le cheval mastique au minimum 4 à 5 heures par jour. Le stress est ainsi diminué, ce qui apporte un impact positif sur le bien-être et le comportement.

Il ne faut pas hésiter à mettre des grosses quantités, ainsi les chevaux consomment en moyenne 7 à 15 kg de Matière Sèche (MS) par jour.

Certaines écuries organisent des night check (visite vers 21 heures) c’est l’occasion de remettre du foin pour la nuit.

Pour ma part, je n’habite pas sur le lieu de l’écurie et cette petite visite nocturne m’est impossible. Par contre, en concours, je remets toujours du foin et de l’eau à mes chevaux quand je vais leur rendre visite avant de me coucher.

Le foin posé au sol privilégie la posture naturelle du cheval.

⚠️ : le râtelier en hauteur provoque une mauvaise posture et l’inhalation de poussière dans les narines, ils ont quasiment disparus.

⚠️Attention aussi au filet à foin attaché trop bas, les chevaux risquent de se coincer un membre ou un fer, trop haut, il a les mêmes inconvénient qu’un râtelier.                           Le filet à foin est conseillé lorsqu’un cheval mélange beaucoup son foin dans sa litière, cela évite le gaspillage. J’ai appris par une groom expérimentée que des chevaux qui avaient du mal à être en état (côtes apparentes ou cheval levretté) retrouvaient un bon état quand ils avaient un filet à foin. Et je confirme car je l’ai constaté avec un grand cheval qui mangeait mal son foin et qui le dévore depuis que je lui ai mis un filet !

LA PAILLE

La paille est très souvent utilisée comme litière. Elle est riche en fibres (cellulose). Elle est constituée du pied de certaines céréales (principalement le blé). Sa valeur nutritive est faible mais elle joue un rôle important dans le transit intestinal. Elle est toutefois déconseillée aux chevaux gourmands qui en mangent trop (risque de bouchons = coliques) et aux chevaux allergiques à la poussière ou sensibles aux irritations.

LES CONCENTRÉS : céréales ou granulés ?

L’évolution du cheval de sport a provoqué une diminution voire une suppression du temps passé dans les herbages. Même si sa ration de base est constituée de fourrage, ses besoins énergétiques ont subi une modification en raison du travail demandé (entraînements, compétitions) qui est supérieur à l’entretien. Ceci a amené l’introduction d’aliments plus concentrés en éléments nutritifs (céréales, graines d’oléagineux et de protéagineux…) dans la ration journalière selon l’activité de chaque cheval.

Plusieurs options s’offrent à vous en termes de rationnement afin d’équilibrer sa ration.

Les aliments simples

Les aliments simples ou céréales compilés: Souvent plus économique, cette solution demande de bonnes connaissances en termes de rationnement. Un savoir pointu du profil nutritionnel de chaque matière première est nécessaire. Cela entraine aussi plus de manutention et de contraintes : stockage des différentes céréales, aplatissage ou concassage toutes les 48 h. Les céréales concassées ou aplaties sont plus sensibles au rancissement et à la fermentation : quand l’intérieur du grain est exposé à l’air, cela entraîne une oxydation de l’amidon et une altération des vitamines. Il faut donc être vigilant sur les conditions de stockage et la rapidité d’utilisation après préparation.

Les céréales sont relativement pauvres en protéines, mais bien pourvues en énergie. Elles sont déséquilibrées en minéraux, riches en phosphore et carencées en calcium.

Elles doivent être complétées par :

– soit l’aliment complémentaire de céréales lorsque les besoins en UFC (Unité Forragère Cheval) et MADC (Matière Azotée Digestible Cheval) ne sont pas couverts. Il est enrichi en protéines, lipides, calcium, oligo-éléments et vitamines. Il permet de combler les déficits engendrés par une ration composée de fourrages et de céréales.

– soit par l’apport d’un AMV (Aliment Minéral Vitaminé) définit ainsi lorsque la teneur en cendres brutes est supérieure à 40%. Il est utilisé lorsque les besoins en UFC et MADC sont couverts. Il apporte principalement des minéraux, des oligo-éléments et des vitamines. Pour un cheval de sport, un AMV corrigeant le déficit en calcium sera plus utilisé.

Les principales céréales utilisées

Il existe différentes céréales pouvant faire parties de l’alimentation du cheval, les principales sont :

  • L’orge : c’est la céréale la plus utilisée aujourd’hui dans l’alimentation des chevaux. Elle est légèrement plus énergétique que l’avoine. Elle est consommée de préférence aplatie car son grain est dur.
  • Le maïs : il est très énergétique et très calorique mais pauvre en fibres. Il est généralement utilisé pour faire grossir les chevaux. Il est consommé concassé ou floconné.
  • L’avoine : elle est énergétique et excitante. Elle peut être consommée entière ou aplatie. Cette céréale contient des protéines de bonnes qualités et également des bons acides aminés essentiels. Elle est aussi riche en matières grasses et en fibres (bonne digestion).

    ⚠️Attention aux erreurs de distribution, la préparation des aliments modifie leur densité !

    Par exemple, 1 litre d’avoine entière = 500 g et 1 litre d’avoine aplatie = 220 g !

Les granulés

Les aliments industriels complémentaires de fourrages ou granulés comme le H-200 de chez Royal Horse que nous utilisons sont composés d’orge, son de blé, avoine, luzerne déshydratée, produits cellulosiques, mélasse, minéraux, vitamines, huile végétale, lin, L-Carnitine, Mannan oligosaccharides (MOS). Ils couvrent l’ensemble des besoins nutritionnels. Ils peuvent se présenter aussi sous aspect floconnés, exemple RH 250 chez Royal Horse, plus riche en matières grasses, plus digestibles. Souvent jugés plus appétents mais principalement par l’homme.

Granulés H - 200 Royal Horse
Granulés H-200 Royal Horse

 

Les concentrés permettent donc de corriger une ration de base constituée de fourrages. Suite à l’intervention du Dr Vétérinaire Charles Barré, spécialiste en nutrition, nous avons adapté notre apport de granulés (entre 3 litres et 6 litres / jour selon les chevaux) ce qui représente une petite quantité par repas.

Ces granulés doivent être de bonne qualité et respecter un double cahier des charges : bonnes matières premières et valeurs nutritionnelles.

 

💡💡💡Pour les chevaux gloutons qui s’exposent à des risques de bouchons oesophagiens, des surcharges gastriques et à une mauvaise digestion, il est conseillé de freiner la vitesse d’ingestion : Ajouter une poignée de fibres pour ralentir l’ingestion, augmenter la production de salive et améliorer le pouvoir tampon. Vous pouvez aussi placer de gros cailloux dans la mangeoire.

Nous, nous ajoutons plutôt une poignée de son mouillé, (à peine 1 litre quand il est sec) à chaque repas. Il augmente le temps d’ingestion et favorise le transit. Cela permet aussi de bien mélanger les compléments (surtout en poudre) afin qu’ils ne soient pas gaspillés. Le son étant riche en phosphore, Il n’est pas conseillé d’en donner en grosses quantité pour ne pas déséquilibrer le rapport phosphocalcique.

Repas de nos chevaux

Vous pouvez ajouter des pommes et des carottes coupées, ils en sont très friands et certains chevaux adorent les bananes avec la peau ! 

Le changement d’alimentation

⚠️Une chose très importante également, lorsque vous changez l’alimentation de votre cheval, cela doit être fait très progressivement. La flore intestinale doit se réadapter. Comptez environ une semaine en diminuant l’ancienne et augmentant progressivement la nouvelle. C’est évidemment plus compliqué pour les fourrages. Lorsqu’un cheval change d’endroit par exemple, nous pouvons facilement lui emmener un sac de granulés pour faire la transition mais pour le foin c’est compliqué. Un changement d’alimentation brutal peut entraîner l’apparition de diarrhées voir même de coliques.

Les mangeoires

En parlant de mangeoire, vérifiez bien qu’elle soit toujours propre et qu’il ne reste pas d’aliments de la ration précédente, sinon videz là, ne remettez surtout pas la nouvelle ration par dessus. Inquiétez-vous de savoir pourquoi votre cheval n’avait pas fini de manger, ce n’est pas normal.

💡Depuis quelques années, je nourris mes chevaux dans des mangeoires en plastique comme en concours, assez profondes pour qu’ils ne les renversent pas. Ainsi, ils mangent à terre, en position naturelle et les mangeoires sont nettoyées à chaque repas. 

Mangeoire à terre

La distribution

La distribution doit se faire à des tranches horaires fixes et de façon fractionnée (l’idéal étant au moins 3 fois/jour) pour éviter un trop fort désordre dans le gros intestin. 

exemple de distribution pour mes chevaux :

  • 07:30 – Foin en grosse quantité
  • 08:15 – Granulés + son mouillé + Compléments + carottes
  • 12:15 – Granulés + son + carottes
  • 15:30 – Foin en grosse quantité
  • 18:00 – Granulés + son mouillé + Compléments + carottes

💡Selon le planning de votre cheval, distribuez la ration de concentrés la moins volumineuse le matin si il travaille le matin.

Il est conseillé de distribuer la ration 2 heures avant un travail intensif (voire 4 à 6 heures pour des épreuves comme la course, l’endurance, le cross). L’exercice peut générer une diminution du volume sanguin en raison d’un mouvement des fluides vers le tractus digestif, compromettant le fonctionnement du coeur et la thermorégulation.

Cependant, le jeûne avant un bon travail n’est pas bon non plus car l’augmentation de l’acidité dans l’estomac prédispose aux ulcères.

La solution est donc de donner 2 ou 3 kg de foin 1 à 2 heures avant l’exercice ou l’épreuve.

Après, le foin peut-être distribué à volonté. On attendra environ 2 heures suivant l’intensité de l’exercice pour donner la ration de granulés.

Les excès

Beaucoup trop de personnes se focalisent sur l’importance des rations d’aliments concentrés souvent distribués en excès. Un lien est établi entre ces excès et l’apparition d’ulcères gastriques.

Ces excès peuvent avoir aussi une influence sur les pertes en eau : des repas de concentrés ou céréales trop volumineux engendrent une perturbation de la microflore du gros intestin et du processus de digestion et d’absorption d’eau dans cette portion du tube digestif. Ceci génère des diarrhées chroniques associées à une consommation d’eau plus importante d’ou un risque de déshydratation. C’est pourquoi, il est préconisé d’apporter une dizaine de kg de fourrage par jour.

Les troubles digestifs

Des signes nous aident à reconnaître lorsque notre cheval souffre de troubles digestifs : coliques, baisse d’appétit, amaigrissement, salivation inhabituelle. L’observation des crottins apporte aussi beaucoup de renseignements sur la qualité de la digestion : odeur, texture, humidité, présence de fibres longues, de grains entiers …

La graineterie

La graineterie doit restée toujours impeccable si nous ne voulons pas attirer les souris : pas de nourriture à terre ou oubliée dans des sacs. Les chats se promenant dans les écuries sont le meilleur remède face aux invasions de ces petits rongeurs. Veuillez à bien fermer la porte de votre graineterie, surtout la nuit, car un cheval qui s’échappe va naturellement se diriger vers la nourriture.

 

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